Jérémie 50. 1-17
1Parole que le Seigneur prononça au sujet de Babylone, du pays des Chaldéens, par l'intermédiaire de Jérémie, le prophète.
2Annoncez-le parmi les nations,
faites-le entendre,
dressez une bannière !
Faites-le entendre, ne le cachez pas !
Dites : Babylone est prise !
Bel est couvert de honte,
Merodak est terrifié !
Ses statues sont couvertes de honte,
ses idoles sont terrifiées !
3Car du nord une nation l'envahit,
elle réduit son pays en un lieu dévasté,
il n'y a plus d'habitants ;
depuis les humains jusqu'aux bêtes, tout s'en est allé.
4En ces jours-là, en ce temps-là
– déclaration du Seigneur –
les Israélites et les Judéens reviendront ensemble ;
ils marcheront en pleurant
et chercheront le Seigneur, leur Dieu.
5Ils s'informeront de Sion
et se tourneront vers elle :
Venez, attachez-vous au Seigneur,
par une alliance perpétuelle qui ne soit jamais oubliée !
6– Mon peuple était un troupeau de moutons perdus ;
leurs bergers les égaraient,
ils les faisaient tourner en rond dans les montagnes ;
ils allaient de montagne en colline,
oubliant le lieu de leur repos.
7Tous ceux qui les trouvaient les dévoraient,
et leurs adversaires disaient :
Nous ne sommes pas en tort,
puisqu'ils ont péché contre le Seigneur,
le domaine de la justice,
contre le Seigneur,
l'espérance de leurs pères.
8– Allez-vous-en de Babylone,
sortez du pays des Chaldéens,
et soyez comme des boucs à la tête du troupeau !
9Car je suscite et je lance à l'attaque de Babylone
une assemblée de grandes nations du pays du nord ;
elles se rangeront contre elle
et la prendront ;
leurs flèches sont comme celles d'un habile guerrier,
qui ne revient pas à vide.
10La Chaldée sera livrée comme butin,
tous ceux qui y prendront du butin seront rassasiés.
– déclaration du Seigneur.
11Oui, réjouissez-vous, exultez,
vous qui avez dépouillé mon patrimoine !
Oui, bondissez comme une génisse agile,
hennissez comme des étalons !
12Votre mère est dans une grande honte,
celle qui vous a mis au monde rougit ;
elle est la dernière des nations,
c'est un désert, une terre desséchée, une plaine aride.
13A cause de la colère du Seigneur,
elle ne sera plus habitée,
elle sera entièrement dévastée.
Quiconque passera près de Babylone
sera atterré et sifflera d'horreur à cause de toutes ses plaies.
14Rangez-vous contre Babylone, tout autour,
vous tous qui bandez l'arc !
Tirez contre elle,
n'épargnez pas les flèches !
Car elle a péché contre le Seigneur.
15De tous côtés, lancez des acclamations guerrières contre elle !
Elle tend les mains ;
ses fondations s'écroulent ;
ses murailles sont rasées :
c'est la vengeance du Seigneur.
Vengez-vous sur elle !
Faites-lui comme elle a fait !
16Retranchez de Babylone celui qui sème,
et celui qui manie la faucille au temps de la moisson !
Devant l'épée du destructeur,
que chacun s'en retourne vers son peuple,
que chacun fuie vers son pays !
17Israël est un mouton égaré
que les lions ont chassé.
Le roi d'Assyrie l'a dévoré le premier ; le dernier à lui briser les os, c'est Nabuchodonosor, roi de Babylone.


L’INSTRUMENT DU JUGEMENT DE DIEU SERA AUSSI JUGÉ
Merodak détruit, le peuple de Dieu recherche Sion (1-7)
Merodak désigne la grande divinité babylonienne dont le fils de Nabuchodonosor s’en est attribué le nom : Evil-Merodak (2 Rois 25. 27). Il fut le troisième roi de Babylone de 562 à 560 av. J.-C. La destruction de la divinité signifiait la fin de l’empire babylonien et la libération des Juifs : « Ils marcheront en pleurant et chercheront le Seigneur leur Dieu. Ils s’informeront de Sion et se retourneront vers elle » (4-5). La véritable libération de Dieu se manifeste par la recherche du Seigneur.Babylone sera inhabitable, départ d’Israël (8-13)
Le Seigneur intime l’ordre à ses enfants de sortir de Babylone car sa fin est sans appel. Cette péricope montre qu’il y aura un retournement de situation. Les nations que Babylone a soumises, prendront revanche et le butin de guerre sera abondant. Dieu reconnait de nouveau Israël comme son patrimoine et punit tous ceux qui l’ont dépouillé. Babylone n’a jamais réalisé ou reconnu que sa victoire lui venait de Dieu. En tant que chrétien, tu es un patrimoine du Dieu vivant et c’est lui qui défend notre cause. Tenons-nous loin de tout orgueil.Les ennemis de toutes parts contre Babylone (14-17)
Ici nous découvrons que c’est Dieu qui dispose des ennemis de Babylone pour la stratégie de guerre. Après la punition de son peuple, Dieu en prend pitié et déplore le fait que le peuple s’est comporté comme un mouton égaré que les lions ont chassé (17). C’est pour cela qu’il détruisit Babylone.Vérité
Si Dieu est pour nous, quelle que soit la quantité d’ennemis à nos trousses, nous ne devons pas craindre la multitude. Car celui qui défend notre cause, contrôle aussi nos ennemis.